Le Garage Adresse : 84, Dr Ambedkar Salai.
Uppalam (near Volontariat)
Le Garage café est le nouvel endroit à la mode de Pondy. Vous y trouverez une boutique avec des accessoires de mode funky mais aussi un café avec des boisons fraîches à déguster dans l’espace détente.
Le Satsanga
Adresse : 5é rue La Bourdonnais. Téléphone: 0413 222 5867
Le Satsanga a déménagé sa cuisine définitivement au 52 rue La Bourdonnais. L’ancienne annexe du Satsanga devient donc le Satsanga permanent, mais avec toujours des activités culturelles de proposées.
Annonce
Le Bodhi Café Adresse: Bodhi Beach (ex Banyan Beach),
à 10 min de Pondichéry en direction d’Auroville ( un panneau vous invitera à quitter la grande route pour aller vers la plage)
Le Bodhi Café est un très bel endroit surplombant une jolie plage de pêcheurs, où l’on peut aussi se baigner. C’est l’endroit idéal pour se reposer et se rafraîchir à grand coup de jus de fruits.
La Kalllialay Surf school
Adresse: Bodhi Beach à 10 min de Pondichéry en direction d’Auroville
Tel : 0091 9442992874
La Kalllialay Surf school vous propose des cours d’initiation au surf sur Bodhi Beach, mais également la possibilité de louer des planches pour aller découvrir la vague par vous-même.
News
-La réglementation des visas a encore changé, notamment concernant les visas de travail, avec l’abrogation de la clause des 25 000$ comme salaire minimal : Plus de détails ici.
-La plus grande démocratie du monde était en grève, pour protester contre l’inflation galopante, notamment concernant le prix des carburants, qui ne sont plus assurés par l’Etat. Plus de détails ici.
L’Inde crée de nouvelles lois pour mieux surveiller les étrangers sur son territoire, pour plus de détails
Cliquez-ici
Venez découvrir en ligne et en exclusivité, l’exposition de Patricia Huchot-Boissier, qui vous emmène des enfants de Sereinity Beach aux villages avoisinants en passant par les cérémonies des Brahmanes. Laissez vous entraînez par l’authenticité et la magie qui se cache derrière chaque cliché, et met ainsi tous vos sens en éveil.
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Philippe et sa partenaire Zohar, deux grands amoureux de l’Inde ont décidé de poser leurs valises à Pondichéry en décembre 2007. En juillet 2009, ils y ont ouvert un centre de bien-être holistique, proposant de nombreux soins différents. Allons a la découverte des propriétaires de Sandosham (heureux/en paix en tamoul).
Pouvez vous résumer votre parcours qui vous a amené a vous installer a Pondichéry ?
Je suis venu en Inde il y a 12 ans, dans une démarche de développement personnel et spirituel. J’y ai rencontré ma partenaire et nous sommes revenus en France pour les premières années de nos deux enfants, avec l’objectif de repartir pour l’Inde un jour. Notre engagement et nos formations (notamment en Ayurveda) ont continuées de se porter dans le domaine du développement personnel, du soin holistique.
Habitant dans une région française un peu reculée, plutôt que de migrer vers une grande ville française pour pouvoir développer notre petite entreprise, nous sommes partis à Pondi. ; cela combinait de nombreux avantages : une expérience très riche pour les enfants avec quand même une scolarité assez reconnue, la continuité de notre développement personnel et une demande plus forte quand aux soins ayurvédiques et autres…
Quels sont les problèmes que vous avez rencontres lors de votre installation ?
Le principal problème a été de trouver un local. Vu que nous allions proposer de l’Ayurveda et donc des soins traditionnels, nous recherchions une maison traditionnelle indienne. Apres presque un an de recherche et parfois de découragement, on a fini par trouver l’endroit idéal.
Au niveau administration, tout est très complique, très long, il faut une patience absolue. Heureusement j avais fais les démarches pour monter ma société avant de venir sur place, donc nous avons pu ouvrir les portes 4 ou 5 mois après l’acquisition du local.
Sandosham propose un accompagnement holistique personnalisé.
. Améliorer sa santé physique
. Atténuer le stress et la fatigue
. Vivre en harmonie avec son corps
. Epanouir sa conscience spirituelle
. Réguler son mental
. Sortir d’une situation bloquée
. Réaliser une meilleure condition de vie dans ses différents aspects.
Pour cela différent outils sont à notre dispositions :
. Notre expérience de vie
. Le massage ayurvédique (formés dans une école internationale)
. Le Shiatsu (un an de formation)
. Les cartes médecines des amérindiens et celles des lettres hébraïque
. Les vertus thérapeutiques des pierres et des cristaux.
. Des huiles essentielles naturelles préparées en fonction de votre typologie
. Des soins énergétiques holistiques
. Des conseils nutritionnel / hygiène de vie.
Nos interventions durent de 30 mn à 2 heures selon les besoins.
Des intervenants proposent aussi du Yoga / Vortex Healing / Massage traditionnel Tamoul ainsi qu’une boutique de produits holistiques.
Quels sont vos projets à court et long termes ?
Nos objectif sont de voir Sandosham se développer, qu’une clientèle régulière se crée, de continuer d’apprendre a travers ce projet et les rencontres qu’il génère ; de proposer des formations basée sur l’enseignement de l’Ayurveda (massages /traitements) ainsi que de créer un site internet. Peut être de développer d’autres projets, de vivre de plus en plus dans la joie et d’accompagner nos enfants sur ce chemin.
Quels conseils pourriez-vous donner à un jeune entrepreneur qui voudrait s’installer ici ?
Je lui conseillerai d’avoir du temps et de l’argent devant lui. Il ne faut pas arriver dans l’idée de faire tout, tout de suite. Il est bien d’arriver et de passer plusieurs mois pour prendre la température et comprendre comment ca se passe. Il faut garder confiance et être très déterminé.
Pour plus d’informations sur Sandosham: http://toutpondi.com/bienetre_spas_ayurvedique_yoga.htm
Jacme Gaudas et Patricia Huchot-Boissier :
Ca va jazzer à Pondi !
Jacme et Patricia, deux personnages, deux artistes, deux moyens d’expressions mais une passion commune et éternelle pour le Jazz, profonde fondation musicale pour bâtir un couple solide de presque 20 ans. Jacme est journaliste passionné de Jazz, Patricia photographe vidéaste, une certaine vision de la culture artistique les a réunit, et l’amour également, puisque comme disait une légendaire chanteuse au nom d’oiseau « Dieu réunit ceux qui s’aiment »… En parlant de drôles d’oiseaux, Pondichéry en attire de bien curieux, partons cette fois à la découverte de ces deux rossignols, dont la mélodie de vie devrait en enchanter plus d’un.
I) Un couple d’artistes réunit par le Jazz.
1. Patricia, créatrice d’images imagées.
Patricia Huchot-Boissier, est née à Clermont Ferrand, elle a très tôt et presque naturellement était attirée par la vidéo et la photographie. Sûrement a-t-elle reçu un certain héritage de son grand-père, Jean Huchot, photographe professionnel, et héros de la résistance, il a était répliqueur en 1940 en Lorraine. C’est donc guidée par cet instinct et par cet héritage aussi noble que difficile à assumer, que Patricia s’est décidée à suivre cette voie artistique. Elle devient donc rapidement vidéaste et photographe, commençant par shooter des mariages Juifs ou Marocains, avant de s’orienter vers les photos de concert de rock. Suite à quoi, elle travaille pour le journal Guitare Magazine, puis pour d’autres magazines musicaux, notamment « Jazz Hot », « Rock Sound », « Trad Magazine », « Vibrations ». Cependant, sa passion première reste la création d’images insolites, esthétiques, qui forcent à la réflexion, au voyage et à l’éveil des sens.
C’est dans cette idée que Patricia se lança également dans des photos moins journalistiques et plus artistiques. En effet, elle invente un certain concept qu’elle met en forme dans son exposition intitulé « Polartorrides ». Le concept étant de prendre des photos de différentes manifestations culturelles, auxquelles Patricia a participée, puis de les transférer sur de grands draps de lin, afin de les retravailler avec des plasticiens, des écrivains, des musiciens…Ce concept original, mélangeant astucieusement différents domaines artistiques, donne naissance à de très belles œuvres, dont vous pouvez avoir un aperçu sur son site (www.phb.me). Les œuvres sont à la fois esthétiques, artistiques, et souvent dotées d’un message politique ou sarcastique, une mention spéciale pour « Dans un pays où l’on ne parle plus la langue de sa terre, seuls les dictionnaires sont libres », de Serge Pey Arbres de poèmas.
Devant le beau succès de cette première exhibition, Patricia ne s’arrête pas en si bon chemin, et se lance cette fois dans la photo plus traditionnelle, sans retouche extérieure, son Leica M en main et l’œil aux abois, elle voyage en Chine et en Inde. De ces voyages, elle rapportera de très beaux clichés, dont certains magnifiques, qui lui vaudront d’être exposée à Toulouse. Cependant, pour ceux qui n’ont pas prévu de se rendre à Toulouse dans les mois prochains, ToutPondi.com a l’honneur de vous présenter en exclusivité quelques unes de ces photographies. On attend donc avec impatience ses futures photos et vidéos, le meilleur reste à venir ! vous pouvez d’or et déjà visionner ses 3 premières créations sur Pondy et Sérénity
« le Voile bleu de Serenity » http://www.phb.me/expo-india-2010.html?start=4
« … Et séchouer à Pondy » http://www.phb.me/expo-india-2010.html?start=3
2. Jacme, chef d’orchestre littéraire.
Afin de cerner un peu le personnage, il est nécessaire de commencer par le commencement. Jacme Gaudas, dont le patronyme signifie grande joie en catalan, est originaire de Montauban. C’est avec la joie qui lui est propre, qu’il grandi en pays occitan et en appris cette langue, qui sent bon le soleil et la musique. Cette noble langue descendante du latin, héritière de toute la civilisation méditerranéenne, résonne agréablement à celui qui sait tendre l’oreille. Ajouté à cela, une passion jamais démentie pour la musique improvisée, et particulièrement le Jazz, mais aussi pour tout ce qui se rapporte à la culture, et vous obtenez un Jacme Gaudas bien show.
Grand amoureux des mots et des langues, Jacme aime écrire. Il a ainsi écrit plusieurs nouvelles, dont forcément quelques unes dédiées à des festivals de Jazz, avec son style bien particulier. Sa plume n’est pas dictée que par son cerveau ou sa main, mais aussi par son affectif et son sens inné de la rythmique littéraire. En effet, il relate avec un humanisme sans pudeur et chaleureux ses aventures jazzistiques entouré de tous ses amis. Il parvient alors à faire ressentir au lecteur cette ambiance de camaraderie franche, simple mais si intense, chère à un autre enfant Occitan, qui cassa sa vieille pipe en bois pour se faire enterrer sur la plage de Sète. Mais au-delà du fond et des idées, Jacme manie la plume comme une baguette de chef d’orchestre et les mots comme des notes, ces textes sont rythmés par des phrases plus ou moins courtes, et par des sonorités plus ou moins françaises. En effet, il mélange allégrement et harmonieusement le français, l’anglais et l’occitan dans un même texte, une même phrase ou parfois un même mot, absolument « freesonnant » !
En grand amateur de musique, il écrit également des chansons pour des chanteurs français (Les Femmouzes T, Rita Macédo, Guillaume Lopez, collabore avec Fabulous Trobadors, Massilia Sound System..). Revenant ainsi à sa passion première, la musique. Cependant, il faut bien gagner sa vie, alors avec son goût pour l’écriture il se lança dans le journalisme. Il débute dans les pages culturelles de « La Dépêche du Midi », avant de se spécialiser et de travailler pour des journaux de Jazz, pas fou le Jacme ! Ainsi il œuvra pour « Jazz Hot », « Improjazz », « Le Nouveau Politis », « Trad magazine », « Vibrations » ce qui l’amena à fréquenter les coulisses de pratiquement tous les festivals de France et d’Europe, et à croiser le chemin de Patricia.
3. Une rencontre plutôt Jazi, pour un couple Jazi.
Question : comment une photographe musical peut-elle rencontrer un critique de Jazz ? Réponse évidente : Dans un journal. Et bien non ! Le couple est bien plus jazz’n roll que çà, c’est en fait au cours du Festival Guitar Master de Pau, en 1991. En effet, à cette époque Jacme n’a plus de photographe attitré, et alors qu’il assiste aux différentes prestations des artistes, il remarque Patricia, photographe toujours placée au bon endroit au bon moment, pour saisir des émotions instantanées. Ce fut le début d’une longue histoire pour les deux amoureux (d’Art et de culture). Ils formeront rapidement équipe pour les mêmes journaux, travaillant en complémentarité et complicité, dans une harmonie romantique.
Leur passion pour le Jazz va au-delà de la musique, c’est tout un processus de création artistique, qu’ils ont consciemment ou non acquis comme philosophie de vie. En effet, un Jazzman quand il arrive sur scène ne sait pas encore ce qu’il va jouer, et en fonction de l’énergie qu’il reçoit de la part du public et de la salle, cela va lui inspirer un certain air. Jacme et Patricia fonctionne de la même manière dans la vie de tous les jours, ils puisent leurs énergie de vivre et de créer chez les gens qu’ils rencontrent, les endroits qu’ils fréquentent, les paysages qu’ils observent…Toutes les atmosphères de vie sont sujettes à être transformées en atelier de création, pour celui qui sait déceler la véritable énergie créatrice, autant dire qu’en pays Tamil il y a de quoi faire !
C’est d’ailleurs un autre trait particulièrement attachant de couple, c’est cette ouverture d’esprit, cette main tendue en avant vers l’autre dans l’unique but d’échanger, de découvrir, de ressentir, afin d’enrichir son identité. Jacme est particulièrement sensible aux folklores, c'est-à-dire étymologiquement aux «savoirs des peuples», d’où son amour pour la langue d’Oc et son émerveillement, partagé avec enthousiasme par Patricia, pour la culture Tamil. Ces deux grands amoureux de la culture, véhiculent un certain mode de pensée et de vivre. Une vision de la vie simple, révélant les beautés oubliées de notre quotidien (particulièrement pour nous autre, vivant en Inde), empreinte d’humanisme, de créations artistiques et d’ouverture d’esprit. C’est fort de cette philosophie, que depuis leur rencontre nos deux artistes ont mené une vie remplie de rencontres, d’échanges, de culture, de projets et de joie.
II) Une vie au rythme les Troubadour modernes.
Les Troubadours occupent une place importante dans la vie de Jacme et Patricia. Derrière le préjugé de voir en un troubadour un simple jongleur saltimbanque, il faut savoir la vraie histoire d’un des premiers courants artistiques du Monde moderne. En fait, les Troubadours, signifiant « trouveurs » en Occitan, sont apparus vers le XIem siècle, notamment au niveau de l’Occitanie, et sont les premiers compositeurs-interprètes du monde musical. Ils composent des poèmes, qu’ils viennent chanter auprès de toutes les coures du royaume, popularisant ainsi un certain style. Ils sont ainsi les inventeurs, les trouveurs plutôt, de la ballade ou de la sérénade, encore chantés aujourd’hui. Ces poètes chantaient l’amour impossible ou difficile entre le poète et une grande dame, ils évoquaient aussi les valeurs héroïques et nobles propre à la chevalerie, sans oublier des chansons plus triviales destinés à être dansées.
Les Troubadours ne sont donc pas de simples « bouffons du Roi », mais des poètes engagés, défendant des valeurs, exposant une nouvelle littérature à la fois hérétique et érotique et jouissant de leur liberté pour aller chanter leurs créations, où bon leur semble. Jacme et Patricia, sont conscient et admirateurs de ce folklore Occitan, qu’ils essayent de retrouver au travers du Jazz, du Blues, du ragamuffin ou tout autre style musical, se rapprochant des valeurs des Troubadours.
1. La tournée des festivals de Jazz d’Europe et d’ailleurs.
Les troubadours modernes, n’ont de moderne que le nom, ils ne cessent en effet de se représenter de festivals en festivals, de villes en villes, de pays en pays. Ainsi Jacme et Patricia sillonnent durant huit années, les routes d’Europe, à la (re)découverte et à la rencontre des troubadours du XXIem Siècle. Travaillant comme critique et photographe de Jazz, ils prennent leurs métiers très à cœur ! Qu’il s’agisse de festivals de Jazz ou de musiques improvisées, Jacme est présent, prêt à dégainer son stylo pour noter toute idée de critique, pendant que Patricia aiguise ses talents en faufilant son appareil photo dans des angles de vue insolites.
Durant ces belles années de liberté et de rencontres, ils navigueront entre la France, le Portugal, la Turquie, la Belgique, l’Allemagne et même le Maroc. Posant leurs valises juste pour quelques jours, vivant des les hôtels, toujours en mouvement, toujours en création, une vraie vie de troubadours finalement, passée à écouter d’autres troubadours ; ca doit faire rêver de nombreux jeunes fans de Jazz, coincés dans les méandres infinis de l’éducation nationale. A force de côtoyer les festivals et ses artistes, le couple devient ami avec Michel Portal, Henry Texier, Bernard Lubat, Tatou des Massilia, Les Fabulous Troubadours et bien d’autres. En effet, Jacme parvient à instaurer avec eux un climat de confiance, l’artiste sait alors que sa parole ne sera transformée et peut se confier en toute sincérité. Cela ne signifie pas pour autant, que Jacme y perd son objectivité, au contraire les artistes deviennent plus attentifs à ses critiques, car ils savent que l’homme est vrai et ne ment pas sur ses ressentis.
De ces années, ils garderont de très bon amis et souvenirs. Notamment durant le festival Kusadasi en Turquie, où ils passèrent une semaine en compagnie de Shan Parker (la veuve du grand Charlie Parker), de l’immense pianiste Michel Graillet et de sa femme Micheline, elle aussi batteuse émérite. Ils gardent aussi un souvenir très particulier du festival d’Uzeste, chez Bernard Lubat, véritable icône du troubadour moderne. Les festivals internationaux de Nevers, Guimarães ou Fès leurs laissent également de superbes souvenirs.
Après ces années folles, ce couple apôtre de la bonne humeur, décide de se poser un petit peu et de ralentir les festivals. Jamais en manque d’idée, il leur vient la belle audace de lancer la première web télé de France et d’Europe, et pour couronner le tout celle-ci sera uniquement dédiée à la culture, chapeau bas !
2. L’aventure d’OC-TV.net.
En 1998, Jacme et Patricia se lancent donc dans l’aventure Internet avec l’ouverture de leur télévision culturelle, appelée OC-TV.net. Le concept est d’aller à la rencontre d’artistes plutôt subversifs, souvent méconnus ou ignorés par les grands médias. C'est-à-dire mettre en avant les artistes et les créateurs, et devenir ainsi « l’Arte du web ». Leur webtélé comporte sept différentes chaînes pour sept différents domaines culturels : la musique, les arts plastiques, la danse contemporaine, la littérature, le cinéma, Jazz pluriel (difficile de délaisser sa passion !) et dezir TV.
Chaque chaîne ayant sa particularité et étant traitée par un passionné et non un professionnel. Ainsi par exemple, un nouveau réalisateur va être interviewé par un grand féru de cinéma, qui saura lui poser les questions intéressantes et pertinentes, tout en restant en retrait par rapport à l’artiste. En effet, l’objectif étant de mettre en avant les créateurs, les journalistes ne sont jamais présents à l’image ou dans la bande son, la place est vraiment laissée à l’artiste. OC-TV regroupant tous les domaines culturels, a donc également une chaîne un peu particulière. Dezir TV a pour vocation d’aller à la rencontre de réalisateurs de films X et de connaître plus en détails leurs aspirations, leurs parcours et leurs idées. Cette chaîne quasiment unique en France, a permis de faire de belles rencontres, souvent très surprenantes. Chaque semaine ce sont deux à trois portraits qui sont mis en ligne, vous pouvez d’ailleurs visionner chaque portrait paru, ils sont toujours en ligne, de petites perles vous attendent parmi les 800 heures d’archives !
OC-TV est un succès indéniable du Web ; la première webtv a permis l’éclosion de beaucoup d’autres, mais a surtout permis à tout un public d’accéder à de l’information culturelle de première qualité, sans limite, censure ou influence. Cette chaîne quasiment d’utilité publique, réunissait 10 000 visiteurs par jours, jusqu’à 20 000 parfois en fonction des reportages publiés. Une fois encore ce projet, a permis à Jacme et Patricia de multiplier encore les rencontres artistiques, pour leur plus grand bonheur. Après une dizaine d’année d’activité, le couple commence à se lasser gentiment, ayant été les pionniers de la télévision sur Internet, on peut dire qu’ils ont rempli leurs contrat de faire d’Internet un nouveau média alternatif de qualité. Ils ont donc cédé la gérance d’OC-TV, et sont partis en quête d’ailleurs.
III) L’appel de l’été Indien.
1. La rencontre avec Pondichéry.
Courant 2009, une fois l’aventure OC-TV terminée, Jacme et Patricia ont besoin de se changer les idées. Ils envisagent d’ailleurs de partir s’installer à Fez, au Maroc. Durant un festival de Jazz, ils y ont rencontré un bon ami et ont dans l’idée de monter un petit cyber café dans la médina. L’heure est donc au voyage, au dépaysement et à la rencontre de nouvelles cultures. Facétie du destin, lors d’un apéro Toulousain tout ce qui a de plus banal, un couple d’amis les informe qu’ils ont loué pour le mois de juillet une grande guest house à Pondichéry, La Maison Blanche, et qu’il y reste une chambre de libre. Toujours curieux et l’esprit ouvert, la proposition est rapidement accepté, et tout ce petit monde se retrouve un beau matin en pays Tamoul.
Si certaines légendes modernes parlent du choc culturel pour l’occidental arrivant la première fois en Inde, pour Jacme et Patricia se fût plutôt un choc émotionnel, presque fusionnel. Une sensation de bien-être et l’énergie ambiante les a immédiatement séduites. Toujours dans une démarche de découverte du savoir du peuple Tamoul, ils sont étonnés et charmés par ce qu’ils voient et ressentent quotidiennement. Patricia immortalise ces moments en prenant des clichés des enfants de Serenity Beach ou des villages avoisinants. Elle a même le privilège de rester durant 5 jours auprès des Brahmanes inaugurant le temple de Parvati à Colas Nagar, elles assistent à toutes les cérémonies, mangent avec eux jusqu’à l’ouverture du temple. Elle mettra en vidéo cette expérience inoubliable, de plus elle réalise également des vidéos de création sur les scènes de la vie de tous les jours, que ce soit au marché ou à la plage, qu’elle met ensuite en musique, ce qui donne un résultat parfaitement intéressant. Jacme qui normalement après 15 jours loin de chez lui, commence déjà à lorgner sur la date de retour, se retrouve cette fois-ci pris par surprise, à ressentir l’amertume de repartir si vite, mais le couple se promet d’y revenir au plus vite.
Aussitôt dit aussitôt fait, à peine revenu en France, ils programment un nouveau voyage de deux semaine pour le mois d’octobre. Cette fois-ci l’expérience est encore plus intense que la première fois, ils se sentent comme des poissons dans un océan sans pollution. Conscient du changement de vie que Pondichéry est en train de leur proposer, ils délocalisent leur projet d’expatriation du Maroc jusqu’en Inde. Et c’est depuis Avril dernier, qu’ils peuvent jouir pleinement de ce qu’ils ont envie de vivre, comme une évidence. Patricia a toujours su qu’elle vivrait dans un pays à l’étranger, c’est chose faite. Alors retrouvant surement une partie de ses origines, là face à la mer, entourée de Mamy et Papy Rose (leurs attachants propriétaires), elle vie pleinement son amour des gens et des lumières de Serenity Beach, c'est-à-dire pour le peuple Tamoul, les Français étant souvent bien moins merveilleux et beaucoup plus prévisibles.
2. La découverte Tamoul.
Toujours dans leur noble démarche de faire attention au folklore local, Jacme et Patricia n’arrivent pas à Pondichéry, en néo-colons, venus étaler sa pseudoscience et ses richesses douteuses. Au contraire, ils sont ouverts à cette culture Tamoul, dont ils ont su percevoir l’immensité et la profondeur. Il est vrai qu’une langue et une littérature ancienne de 2500 ans, passe difficilement inaperçue, mais encore ne faut-il pas être trop affairé dans ses affaires. Idéalement installé à Serenity Beach, nom donné par La Mère et enclin à la béatitude, au milieu d’un village Tamoul, ils partagent leurs vies et leurs sentiments avec les voisins et la famille Tamoul propriétaire de la maison.
Le courant passe d’ailleurs très bien (sauf dans la maison, les soirs de tempête) entre cette famille Tamoul et le couple. En effet, Jacme a fait l’étonnante découverte de remarquer des similitudes entre le Tamoul et l’Occitan. Au niveau de la prononciation, de la musicalité et même de certains mots, les ressemblances sont troublantes. Par exemple, Soleil se dit en Tamoul « Soûrien» et en occitan Gascon «Sorelh». Il faut quand même se rendre compte de l’exceptionnel échange linguistique que permet notre monde moderne, qu’un troubadour occitan passionné de Jazz apprenne sa langue à un vieux pêcheur Tamoul, cela relève du conte de faits !
C’est donc sans surprise que le couple, et Jacme particulièrement, est tombé en admiration devant la langue Tamoul, cette musicalité unique, ce rythme doux, que certains perçoivent comme un charabia sans distinction, Jacme y voit lui la marque du Blues ! Que nos amis français travaillent leurs oreilles, ils deviendront peut-être plus réceptifs à la beauté du Tamoul, et pourront peut-être même, soyons fous, parler un anglais correct ! Les Tamouls, eux, sont très réceptifs à la sonorité de l’occitan, il arrive ainsi que Jacme chante des comptines occitanes aux enfants du village, très attentifs à la musicalité des mots.
C’est donc avec un bonheur renouvelé quotidiennement, que Jacme et Patricia vivent leurs rêves d’enfants, à la rencontre du peuple Tamoul, en les rencontrant, les respectant et les écoutant. Une bien belle attitude qu’on aimerait voir plus répandue parmi les expatriés. En effet, vivre et travailler dans le quartier français ne signifie pas vivre en France, et qu’au-delà des opportunités économiques, il y a des opportunités culturelles bien plus grandes à saisir.
3. La vie à Pondi.
Venu sans projet professionnel particulier en tête, Jacme et Patricia sont surtout venus pour prendre le temps de vivre. Ils se laissent donc du temps avant de s’investir dans de nombreux projets potentiels, qui seront de toute façon d’orientation culturelle, voire jazzique ! Leur priorité pour l’instant est de s’accorder au rythme de vie Tamoul, ce qui ne devrait pas être bien compliqué pour ces amoureux du tempo. Bien que la symphonie Tamoul, soit à l’instar du Jazz, une création improvisée, ainsi à tout moment l’actualité peut s’emballée, comme elle peut être d’une douceur apaisante. Encore dans l’idée de cette convivialité fraternelle, Jacme et Patricia avaient pour habitude d’organiser à Toulouse des repas entre personnes ne se connaissant pas, mais pouvant avoir des atomes crochus. Ceci dans l’unique but d’enrichir leurs vies et celles des autres d’échanges et de rencontres intéressants.
Les projets sont nombreux pour ces deux amoureux de la culture, ils souhaiteraient faire venir leurs copains musiciens de France et organiser des petits concerts gratuits en plein air, pour les gens du village. Patricia se régale toujours autant tant au niveau des photos que des reportages vidéos, pas étonnant quand la moindre scène de vie peut-être vue comme une magnifique œuvre d’art, « des Tableaux Vivants », comme elle nomme ses vidéos, pour celui qui sait regarder. De plus, elle va également réaliser un reportage semblable à celui réalisé précédemment auprès des Brahmanes, cette fois-ci ce sera pour l’inauguration du Temple de Kali, situé à Tandriannkupann. Pendant ce temps-là, Jacme écrit tous les jours, des nouvelles, des poèmes, des chansons, à propos de tout et de rien. Quand on a l’âme romancière, un simple orage peut vous tenir une plume agitée pendant des heures. Peut-être un jour, aurons-nous le plaisir de trouver ses écrits en librairie, ou bien pourquoi pas dans un nouveau journal culturel de Pondichéry. Les projets culturels sont légions, comme les cons (surtout dans la légion d’ailleurs), dans la région ; espérons que ces gentils troublions i trobaram une belle occasion, d’exposer leurs nobles opinions et leurs délicieuses créations, déchaînant alors les passions et la compassion.
Jacme et Patricia sont des personnes rares, presque en voie de disparition, guidant leurs vies selon des principes humanistes de grande valeur. Farouches défenseurs de la pluralité culturelle, de l’identité des peuples et de liberté de créer, ils mettent leurs œuvres au service d’autrui, pour propager et faire connaître des ressentis trop longtemps oubliés. Ces deux œuvriers de l’Intelligencia Service travaillent dans l’ombre relative de Serenity Beach, à un monde de respect, d’amour, de découverte…et de Jazz !
Pour plus d’informations sur ce couple atypique, plusieurs liens à votre disposition :
- www.phb.me: site de Patricia, regroupant ses photos et vidéos.
- www.transmediadoc.free.fr : site regroupant plusieurs interviews et écrits de Jacme
- www.OC-TV.net: la télé culturelle toujours en ligne, avec de nombreuses archives.
- www.toutpondi.com: Les photos de Patricia du village des pêcheurs.